Histoire du carmel de Frileuse

 

1937 - Fondation au Plessis-Robinson

par le carmel du Christ-Roi de Nogent-sur-Marne

 

La communauté de Nogent est devenue trop nombreuse dans ce monastère construit entre 1929 et 1931.

Les sœurs cherchent une nouvelle implantation dans le grand diocèse de Paris.

Elles trouvent au Plessis-Robinson une propriété à louer : "La Solitude".

Le 27 octobre 1937, quinze sœurs quittent Nogent pour Le Plessis-Robinson.

La communauté est placée sous le patronage de Marie-Médiatrice.

En 1939, elle prend aussi le nom du Pape Pie XII.

 

La propriété                 Le réfectoire   

 

Après deux périodes d’exode, en 1939 en Anjou et en 1940-41 en Bretagne, la communauté reste au Plessis jusqu’en 1957.

Les sœurs font du Pain d’autel, brodent du linge de maison, peignent des images à la main.

En 1951, une jeune sœur part en Inde, au carmel de Shembaganur ; elle est décédée au carmel de Sitagarha en 2014.
 

En 1953, les sœurs commencent à chercher un lieu plus adapté.

 

1953-1957 - Déménagement à Frileuse

 

En 1953, elles achètent une propriété sur la commune de Briis-sous-Forges : le “château de Frileuse”,
assez délabré, mais avec son parc et ses arbres, magnifiques en toutes saisons.

 

Le château de Frileuse                               La Juva 4  

 

Les sœurs commencent vaillamment à le mettre en état de devenir un monastère, avec l’aide d’entreprises locales.
Pendant plusieurs années, elles font des allers et retours du Plessis à Frileuse, en équipes, dans la vieille Juva 4 devenue légendaire.

Au printemps 1957, toutes les sœurs sont réunies à Frileuse.

Le grand diocèse de Versailles accueillit volontiers ce nouveau carmel.
Monseigneur RENARD vint solennellement y installer la “Clôture” en mai 1957,
entouré des prêtres amis, des familles des sœurs, des Franciscains de la Clarté-Dieu, des chrétiens des environs…

 

La cérémonie de la clôture, mai 1957         

 

Le logement était assez rudimentaire dans cette demeure restée inhabitée après l’occupation allemande. 

Un noviciat commençant, il sera heureux sous les combles !

 

  Le chœur des sœurs était sobre et le sanctuaire était beau …

mais aucun espace n’était prévu pour des fidèles, seulement quelques voisins…

 

Après le lieu de la prière on organisa le travail dans la joie d’être à la campagne : une vingtaine de brebis et 300 pommiers en haies fruitières !
Mais en quelques années les sœurs se rendirent compte que cela ne suffisait pas pour assurer la vie matérielle de la communauté…

 

          

Des jeunes arrivant, il fallut vite envisager d’agrandir la maison et de mettre en route un atelier capable d’assurer le financement des travaux.

C’est ainsi qu’on se lança dans l’imprimerie : ce fut le temps des “images de Frileuse” et des cartes de vœux, tout un métier à apprendre…

Voir la page : Notre travail, l’imprimerie.

 

1962… Le Concile Vatican II

 

Le Concile donna de vivre des expériences nouvelles pour le Carmel, en particulier pour la liturgie (la liturgie en français, la participation active d'une seule assemblée) et pour l’accueil.

Il devint urgent de construire une chapelle pour chercher comment répondre…

En 1963, on décide de “greffer” sur le château, une chapelle provisoire (qui dura près de 20 ans)   

et deux ailes en terrasse :

en clôture : des cellules au rez-de-chaussée pour les aînées et le secteur de la cuisine (jusque-là en sous-sol)   

de l’autre côté : un bâtiment d’accueil pour les visiteurs et quelques retraitants.

 

 

1975…

 

Le “château” devenait impossible à maintenir sans des réparations trop coûteuses : la toiture, les cheminées, la plomberie, les fenêtres…
Une étude d’experts arriva à la conclusion qu’il valait mieux le démolir et penser un projet d’ensemble :

  1. construire deux pavillons de cellules dans le jardin et un nouvel atelier nécessaire pour l’évolution de l’imprimerie
  2. relier les deux ailes ajoutées en reconstruisant sur les fondations du château et recouvrir l’ensemble d’une toiture.

 

Les pavillons de cellules sous la neige   

  La construction de l'imprimerie      

 

1981…

 

La tranche finale fut la construction de la chapelle, adaptée à la liturgie renouvelée.

M. Hervé Dubourg, architecte, a écouté nos désirs d’intériorité et de participation et a pu réaliser cette chapelle,
“buisson ardent” de la Présence de Dieu, “maison de prière”
ouverte à ceux qui passent, à ceux qui cherchent à rencontrer le Christ Jésus, le charpentier de Nazareth…
Le 15 octobre 1982, Mgr Herbulot est venu la bénir dans le quatrième centenaire de la mort de Notre Mère sainte Thérèse d’Avila.

 

     

 

Partage d’une sœur sur la vocation de carmélite